trader2132
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Posté le: Lun Avr 07, 2008 11:21 am Sujet du message: Les grands Krachs de l'histoire |
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La Hollande subit le premier krach de la Tulipe au milieu du XVIIe siècle. Le bulbe d'une espèce rare, Semper Augustus, affiche un cours de 1000 florins en 1623. Quelques années plus tard, en 1637, il a plus que quintuplé. Le revenu moyen d’un hollandais correspond à peine à 3% de la valeur d’un bulbe d’alors. Mais les choses se retournent brusquement, à la fin de la décennie. La valeur du bulbe chute. En 1642, sa valeur a été divisée par dix. L’Europe connaît alors une profonde récession.
1716-1720. Un audacieux banquier écossais, John Law, invente l'ancêtre du billet de banque, dérivé du système qui porte son nom. La Banque générale qu’il crée en 1716 émet ses premières actions, absorbe tour à tour les compagnies coloniales françaises et devient même par la suite une banque d’Etat. Les actions de sa banque s'envolent. C'est la grande période de la rue Quincampoix. Mais le système trouvera sa limite en 1720. La mise en circulation d'un trop grand nombre de billets réduit leur valeur, et ce d'autant plus que les bénéfices dégagés par les colonies sont inexistants. C’est la banqueroute. Celle-ci acculera nombre de petits épargnants à la ruine et alimentera le ressentiment d’une partie de la petite bourgeoisie à l’encontre du papier monnaie en général
Fondée en 1711, la Compagnie des mers du Sud (South Sea Company) dispose d'un monopole sur le commerce avec les colonies espagnoles en Amérique. Le premier voyage commercial pour l'Amérique se fait en 1717, mais rapporte peu, tout comme ceux qui suivront. Malgré cela, la compagnie maintient que ses perspectives à court terme sont excellentes, ce qui contribuera à alimenter une spéculation maladive. Le cours de l'action grimpe en flèche, avant de se renverser brutalement, entraînant à la dérive les banques qui ont prêté sur gage d'actions et ne peuvent être remboursées. La crise touche aussi les particuliers, dont certains ont acheté à crédit et oblige d'autres à revendre à découvert.
La panique de 1837 est causée par le refus du président des Etats-Unis d'alors, Andrew Jackson, de renouveler la charte de la seconde Banque des Etats Unis. L'autre cause invoquée est la décision prise par Jackson de demander à ce que tous les paiements faits pour les terres mises en vente par le gouvernement soient faits en espèces.
En 1882, une banque d'affaires catholique, l'Union Générale, fait faillite, entraînant avec elle les bourses de Paris et de Lyon (notre photo). La fermeture de la bourse de Paris n’est évitée que grâce à un prêt exceptionnel de la banque de France. Ceci entraînera un peu plus l’économie française dans la crise, neuf ans après le krach de la bourse de Vienne (1873).
La panique de 1907 a commencé aux Etats-Unis, suite au relèvement des taux d’intérêts au moment où les fermiers encaissaient le montant de leurs récoltes, ainsi qu'à des scandales financiers à New York dans lesquels était impliquée une importante institution financière, le trust Knickerbocker. En quelques semaines, les petits épargnants retirèrent une grande partie de l'argent qu'ils avaient placé dans les banques, ce qui paralysa tout le système financier US. La crise verra le bout du tunnel grâce à l'intervention du banquier J.P. Morgan, qui rachete les actions en chute libre, renversant la panique du marché et la ruée sur les liquidités.
Le 19 octobre 1987, Wall Street voit ressurgir des démons vieux de 58 ans. Le Dow Jones, principal indice de Wall Street, perd 22.62% en une seule journée, suite à un mauvais chiffre du déficit commercial et à un relèvement des taux de la Bundesbank. La remontée des taux d’intérêt avait auparavant réduit l’attractivité des actions, survalorisées, par rapport aux placements obligataires.
L'année 2000 marque le début du dégonflement la bulle internet. L'indice Nasdaq à forte composante technologique, touche un record à 5.048,62 points le 10 mars, avant de s'effondrer de 27% les deux premières semaines d'avril et de 39,3% sur un an. A partir de septembre 2000, les principaux indices boursiers mondiaux entament une lente descente qui durera près de trois ans, jusqu'en mars 2003. Dans ce laps de temps, le Cac 40 passera d'un record historique à 6945 points à un plus bas le 12 mars 2003 à 2401 points, soit une baisse de 65%. Les attentats du 11 septembre enveniment la situation. Après avoir été fermée un semaine, la bourse de New York réouvre sur une baisse de 7.3%, la plus importante de l'histoire du Dow Jones en nombre de points (-684,81). |
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